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Indicateurs retenus

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Pour un type de cancer donné et par sexe, l’incidence annuelle exprimée en « effectifs » est égale au nombre moyen de nouveaux cas découverts au cours des années d’enregistrement. Il s’agit de la moyenne arithmétique : somme des effectifs.  

Le taux d’incidence annuel brut est calculé en rapportant le nombre de cas cumulés sur les années d’enregistrement au nombre total de personnes de la population exposée, ce rapport étant divisé par le nombre d’années d’enregistrement pour obtenir une moyenne.  

Des taux spécifiques par classe d’âge (ti) sont calculés par catégorie de tumeurs et par sexe en appliquant le principe précédent pour obtenir une moyenne. Ce taux est calculé pour les 18 classes d’âge quinquennales.

Le taux d'incidence cumulé donne une estimation du risque d’être atteint d’un cancer donné avant un âge donné. Il est classiquement exprimé en pourcentage. Les taux cumulés de 0 à 64 ans et de 0 à 74 ans ont ainsi été calculés pour chaque catégorie de cancer et par sexe.  

Pour pouvoir comparer les taux d'incidence observés dans des populations différentes, il faut prendre en compte les facteurs expliquant a priori une partie des différences observées. Comme l’effet de l’âge est majeur (le risque de cancer augmente globalement avec l’âge) et les populations comparées ont souvent des structures d’âge différentes, il faut calculer des taux standardisés sur l’âge. La méthode de calcul des taux standardisés directs qui a été retenue consiste à utiliser la structure par âge d une population dite de référence, commune pour tous les taux que l’on souhaite comparer. La population de référence utilisée ici est la population mondiale type définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Enfin des fréquences relatives exprimées en pourcentage sont calculées pour préciser le poids relatif du taux d'incidence standardisé direct de chaque catégorie de cancers par rapport à l'ensemble de celles-ci.  

Le ratio standardisé d’incidence (SIR) permet de comparer un taux d'incidence d’une population spécifique à celui d'une population de référence. Cet indice comparatif d’incidence se calcule par standardisation indirecte, comme le rapport du nombre de cas incidents observés dans la première population (département) au nombre de cas attendus si les taux d’incidence dans chaque tranche d’âge de la première population (département) étaient identiques à ceux de la population de référence (la France ou les Pays-de-la-Loire). Ce ratio est également exprimé en base 100 (pas de différence observée entre deux taux d'incidence si le ratio est égal à 100). L intervalle de confiance de ce ratio permet de juger si la différence observée entre les deux populations est réelle.  

Le ratio standardisé de mortalité (SMR) est calculé de la même manière que le ratio standardisé d'incidence et permet de comparer des taux de mortalité.  

Le rapport mortalité/incidence (M/I) est calculé comme le rapport du nombre de décès observés sur le nombre de cas observés ; il s’exprime généralement en %. Un rapport M/I peut être supérieur à 100% car les personnes qui décèdent d un cancer une année donnée ne sont pas forcément les mêmes que ceux chez qui le diagnostic a été posé au cours de la même année (en fonction du délai de latence entre le diagnostic et le décès). Il est aussi possible qu’il y ait une sous-déclaration des cas incidents ou, au contraire, une sur-déclaration des décès pour un cancer donné (par exemple, une métastase pulmonaire hépatique comptabilisée comme cancer primitif dans les certificats de décès).

Auteur(s) : EPIC-PL
Dernière mise à jour :  8/03/06