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Fonctionnement du Registre des Cancers

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Objectif : recenser et recueillir de façon permanente et exhaustive l'information sur tous les nouveaux cancers diagnostiqués chez les personnes résidant en Vendée depuis 1997 et en Loire-Atlantique depuis 1998 (8000 à 9000 nouveaux cas par an).

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Critères d'inclusion                                               Présentation
Recueil                                                                Etudes 
Information du patient                                          Résultats & publications
Traitement de l'information 
Validation des données

Saisie

Contrôles de qualité

Confidentialité des données

Analyse des données en routine

 

  • Critères d'inclusion

- toutes les tumeurs invasives malignes

- les tumeurs non invasives de la vessie et des voies urinaires

- les tumeurs bénignes du système nerveux central

- diagnostiqués chez des personnes résidant dans un de ces deux départements au moment du diagnostic

- depuis 1991 pour les cancers du sein et du colon-rectum et depuis 1998 pour tous les cancers en Loire-Atlantique, depuis 1997 pour tous les cancers en Vendée  

 

Ne sont comptabilisées ni les tumeurs malignes diagnostiquées en Vendée ou en Loire-Atlantique mais de patients non domiciliés dans ces départements, ni les métastases, ni les extensions, ni les récidives de tumeurs malignes déjà enregistrées ou dont le diagnostic initial est antérieur à 1997 en Vendée ou 1998 en Loire-Atlantique.  

 

Ne sont pas non plus comptabilisées les cancers de la peau basocellulaires (enregistrés seulement de 1997 à 1999 en Vendée), ni les cancers de la peau spinocellulaires en Loire-Atlantique, ni les tumeurs bénignes de vessie en Vendée.

  • Recueil

Le recueil et la saisie des informations sont réalisées par une équipe dans chaque département.

Sources

Pour assurer l'exhaustivité du recueil, critère obligatoire pour un registre général des cancers, le Registre a mis en place progressivement un réseau de déclarants en Loire-Atlantique, en Vendée et dans les départements limitrophes (Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Charente-Maritime).  

Il s'agit des laboratoires d'anatomie et cytologie pathologiques, des Départements d'Information Médicale des établissements de soins, des médecins libéraux généralistes et spécialistes, des praticiens des établissements de santé publics ou privés et des caisses d'Assurance Maladie.  

Le croisement et donc la multiplicité des sources pour un même cas représente l'une des conditions de validité des informations collectées.

Support

Le support du recueil des informations est constitué par une fiche de déclaration organisée en trois parties :
-  la première regroupe les informations sur l'identité et l'adresse du patient, indispensables pour le croisement des informations de sources différentes et l'élimination des doublons,
-  la seconde comprend les items médicaux descriptifs retenus pour l'analyse, la vérification et le suivi des cas,
-  la dernière comporte l'identification du médecin déclarant et l'indication d'éventuelles sources médicales complémentaires.

  • Information du patient

Selon les recommandations de la CNIL, chaque patient doit être informé que son cancer peut être enregistré dans la base de données du Registre des cancers à des fins de recherche et dans la plus stricte confidentialité.  

Le personnel du Registre n'ayant pas de contact avec les patients, la CNIL recommande (recommandation du 27 novembre 2003 ; articles 36 et 37 du décret du 20 octobre 2005) que les médecins, impliqués dans la prise en charge d'un patient atteint d'un cancer nouvellement diagnostiqué, informent directement le patient au moment qui leur semblera le plus opportun en leur âme et conscience.

Des plaquettes d'information sont régulièrement affichées dans les structures prenant en charge des patients atteints de cancer. Une information individuelle est également disponible dans les livrets d'accueil de certains établissements. La fiche d'information destinée à être remise aux patients par les médecins est téléchargeable (Téléchargement : 6 Ko).

  • Traitement de l'information

Pour permettre leur exploitation et assurer la comparabilité avec les autres registres des cancers, les informations collectées pour un nouveau diagnostic de cancer sont synthétisées et codées en suivant les recommandations internationales édictées par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’European Network of Cancer Registries (ENCR) et le réseau FRANCIM.  

La topographie et l’histologie des cancers sont codées à l’aide de la Classification Internationale des Maladies pour l’Oncologie (CIM-O). Ce premier codage est complété par un second basé sur la classification de l’Association pour le Développement de l’Informatique en Cytologie et Anatomie Pathologiques (ADICAP).

  • Validation des données

L'ensemble des déclarations pour un même cancer fait l'objet d'une synthèse. En cas de discordances entre les sources de données ou si certains items obligatoires ne peuvent être remplis de façon satisfaisante à partir des déclarations, des compléments d'information sont recherchés.  

Deux méthodes permettent de compléter, confirmer ou infirmer un diagnostic : des enquêteurs se déplacent avec l'accord des médecins dans les établissements de soins afin de consulter les dossiers cliniques ou sollicitent directement les médecins des patients.

  • Saisie

Les premières sources de données arrivant au registre sont les données anatomopathologiques avec un délai de 3 à 6 mois par rapport à la date d'examen. Mais elles ne seront validées par les autres sources de données que 12 à 18 mois plus tard. Les données d'incidence ne peuvent donc pas être fournies au-delà de l'année N-2.

Les données sont saisies sur une application spécifiquement dédiée au Registre et pour laquelle toutes les mesures de sécurité physique et logique sont assurées selon les recommandations de la CNIL.  

  • Contrôles de qualité

Des recherches de doublons sont réalisées systématiquement à la saisie et périodiquement sur l'ensemble de la base. Une recherche de doublon phonétique est également réalisée.

Des contrôles de cohérence sont réalisés à la saisie et périodiquement notamment grâce au logiciel développé à cet effet par le CIRC (IARCTools).

Le contrôle de l’exhaustivité est effectué de manière indirecte, à partir d’une valeur « étalon » choisie par convention : le nombre moyen de déclaration par cas doit tendre à être supérieur ou égal à 3.   Par principe, plus le nombre de déclarants est élevé, meilleure est la couverture du département, en même temps que le recoupement des données permet d’assurer un gain en qualité de l’information.  

Le pourcentage de vérification microscopique, estimé par catégories de cancers, permet de se comparer à des valeurs attendues établies en fonction des pratiques et possibilités diagnostiques actuelles en Europe de l’Ouest. L’obtention de valeurs observées élevées confirme l’obtention de certitudes histologiques pour les déclarations des cas.

  • Confidentialité des données

La confidentialité est assurée d'une part par l'engagement stricte des personnels du Registre à respecter la confidentialité des informations comme tout personnel médical et paramédical.

Elle est également garantie par l'application de procédures strictes de sécurité dans les 2 sites du Registre.

Les locaux sont sécurisés par un accès verouillé et surveillé par le personnel de surveillance des établissements d'accueil du Registre (CHU de Nantes et CHD de La Roche sur Yon). L'accès aux ordinateurs et à l'application spécifique du Registre sont soumis à des mots de passe personnels regulièrement changés. Les données sont sauvegardées de façon sécurisée selon les recommandations de la CNIL. 

  • Analyse des données en routine

Pour la présentation des résultats, la Classification Internationale des Maladies dans sa dixième version (CIM 10) est utilisée pour regrouper en différentes catégories les cas de cancers enregistrés. L’intérêt de la CIM 10 est de permettre l’individualisation des différentes hémopathies malignes et des lymphomes (en leucémies, lymphomes, myélomes, etc.) non réalisable avec le seul code CIMO topographique. Ainsi un lymphome, quel que soit son site, sera classé parmi les lymphomes en CIM 10 et non plus avec les cancers du site spécifié : par exemple, un lymphome de l’estomac sera classé dans la catégorie des lymphomes et non pas en cancer de l’estomac.  

Les indicateurs retenus pour la présentation des résultats (nombre de cancers incidents, taux d'incidence standardisés, etc.) sont actualisés régulièrement.

 


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Auteur(s) : EPIC-PL
Dernière mise à jour : 18/06/08